Communiqué
La lutte des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim appelle à un renforcement de la pression internationale pour leur libération
L’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM) suit avec une profonde inquiétude la détérioration de la situation des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines. L’état de santé des grévistes de la faim continue de se dégrader, tandis que l’administration pénitentiaire marocaine persiste dans son intransigeance, ignore leurs revendications, les soumet à des mauvais traitements et empêche leurs familles de leur rendre visite.
Alors qu’ils entament leur vingtième jour de grève de la faim, les familles et les sympathisants n’ont ménagé aucun effort pour soutenir leur lutte héroïque, engagée depuis le 23 septembre 2026 et poursuivie jusqu’à la satisfaction de leurs revendications légitimes et légales.
L’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine a appris que, dans la matinée de ce lundi 12 octobre 2026, les forces de répression marocaines sont intervenues brutalement contre le rassemblement de solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines. Ce rassemblement avait été organisé par les familles des prisonniers grévistes de la faim et des sympathisants sahraouis, notamment des étudiants et des militants des droits humains, devant la délégation de l’administration pénitentiaire dans la capitale marocaine, Rabat.
Dans le même contexte, la police marocaine à l’aéroport de Ménara, à Marrakech, a empêché Mme Claude Mangin d’entrer sur le territoire marocain, la privant une nouvelle fois de la possibilité de rendre visite à son époux, le prisonnier politique sahraoui et défenseur des droits humains Naâma Asfari, membre du groupe de Gdeim Izik, condamné à trente ans de prison ferme et transféré de force à la prison de Marrakech.
Selon les premières informations, plusieurs sympathisants ont été arrêtés, parmi lesquels :
Par ailleurs, les poursuites contre d’autres sympathisants se sont poursuivies aux différents accès menant au lieu du rassemblement.
Tout en condamnant fermement ces pratiques inhumaines, l’Instance Sahraouie Contre Occupation Marocaine exige la libération immédiate de toutes les personnes interpellées parmi les participants venus soutenir les familles des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim.
L’Instance lance également un appel humanitaire à l’ensemble des instances des Nations unies et des organisations de défense des droits humains afin qu’elles intensifient la pression sur l’État marocain occupant pour le contraindre à respecter les droits de tous les prisonniers politiques sahraouis, notamment leur droit aux soins et à une prise en charge médicale, à la communication avec le monde extérieur et aux visites en personne, et pour accélérer leur libération.
Le Bureau exécutif de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine
El Aaiún occupée / République arabe sahraouie démocratique
Lundi 12 octobre 2026