Communiqué de Presse : Grève de la faim illimitée du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari

9 يوليو 2026

L’Instance Sahraouie contre l’Occupation Marocaine (ISACOM) condamne fermement la politique persistente de châtiment collectif et de représailles individuelles menée par les autorités d’occupation marocaines, comme l’illustre clairement le cas du prisonnier politique sahraoui M. Naâma Asfari, qui est désormais entré dans le deuxième mois de sa grève de la faim illimitée.

Ces pratiques, exercées par l’occupation marocaine exclusivement contre des civils sahraouis, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et de la légalité internationale.

M. Naâma Asfari, Vice-Président de CORELSO et Citoyen d’Honneur de la ville française d’Ivry-sur-Seine, est détenu arbitrairement depuis 2010 à la suite d’un procès militaire illégal suivi d’un autre civil, en violation manifeste de ses droits fondamentaux.

La poursuite de cette grève de la faim, couplée au refus des autorités d’occupation marocaines de répondre à ses revendications légitimes, à savoir la mise en œuvre des décisions et recommandations des mécanismes compétents des Nations Unies en matière de droits de l’homme, place l’entière responsabilité légale et morale de son bien-être physique et psychologique sur l’État occupant marocain. Le Comité des Nations Unies contre la torture a précédemment conclu que M. Asfari avait été soumis à la torture, tandis que le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a déterminé que sa détention est arbitraire et a appelé à sa libération immédiate. Le mépris continu de leurs conclusions constitue une violation flagrante du système international des droits de l’homme.

À cet égard, ISACOM souligne ce qui suit :

Premièrement : ISACOM rappelle aux Nations Unies, représentées par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général, leurs responsabilités légales et morales envers les civils sahraouis vivant sous occupation. Elle appelle à une action urgente pour assurer la mise en œuvre des recommandations émises par les mécanismes des droits de l’homme de l’ONU et à œuvrer pour mettre fin aux souffrances des prisonniers politiques sahraouis, comme condition préalable essentielle à la réalisation de la paix et d’une solution juste du conflit.

Deuxièmement : ISACOM dénonce energiquement le Comité international de la Croix-Rouge pour son manquement à son mandat humanitaire envers les prisonniers civils sahraouis. Elle appelle le CICR à assumer ses responsabilités légales en prenant des mesures immédiates pour visiter les détenus, évaluer leur état de santé et garantir qu’ils jouissent de leurs droits humanitaires fondamentaux. Il est inacceptable que cette catégorie de civils reste sans aucune surveillance humanitaire internationale significative.

Troisièmement : ISACOM salue hautement la position prise par Front Line Defenders, qui a été parmi les premières organisations internationales à attirer l’attention sur la détresse de Naâma Asfari. Elle appelle toutes les organisations internationales de défense des droits de l’homme et les acteurs de la société civile à suivre son exemple en intensifiant leurs efforts, en lançant des campagnes de solidarité urgentes et en exerçant des pressions sur les autorités d’occupation marocaines pour qu’elles répondent aux demandes humanitaires et légales de M. Asfari, plutôt que de le laisser affronter seul le risque de mort résultant de la politique de mépris délibéré des autorités d’occupation marocaines.

L’Instance contre l’Occupation Marocaine réaffirme que la persévérance des prisonniers politiques sahraouis, au premier rang desquels Naâma Asfari, incarne les valeurs universelles de justice, de liberté et de dignité humaine. Les représailles dirigées contre lui constituent un crime continu contre la conscience de l’humanité toute entière. De plus, la poursuite de la greve illimitée de la faim et l’indifférence délibérée menée par l’occupation marocaine équivaut à une condamnation à mort lente, rendant impérative une action internationale urgente avant qu’il ne soit trop tard.

Bureau Exécutif

Instance Contre l’Occupation Marocaine

7 juillet 2026

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